Un hippodrome, une communauté turf
En marge des courses et des paris, c’est toute une vie qui s’organise en coulisse. De quoi faire du champ de course un mode à part qui tourne autour de la passion du cheval.
C’est un monde à part. « Une ville dans la ville », résume le secrétaire général de la société de courses Côte d’Azur. Mais une fois passées les grilles de l’enceinte de l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer, est-on seulement encore sur la Côte ? Rien n’est moins sûr. Pour s’en convaincre, il suffisait d’assister aux traditionnelles journées
portes ouvertes de ce samedi. Tout au long de l’année, ce sont plus de 120 000 visiteurs qui fréquentent le champ de courses azuréen.
Assidûment ou occasionnellement.
De quoi générer un chiffre d’affaires de 490 millions d’euros en 2009. Mais pas de bénéfice. Statutairement, la société de courses n’est en fait qu’une association selon la loi de 1901. Certes atypique. Car, autour des paddocks, une drôle de vie s’organise. Maréchal-ferrant, marchand de foin, bourrelier, mais aussi institutrice pour les enfants de drivers, régie télé, ou encore commissaires et juges de course, sans oublier les vétérinaires et leur incroyable scanner pour chevaux ! Une galaxie de métiers gravite autour de la planète « turf », ce monde à part.
Résolument. Avec ses codes et même son langage. Ses espoirs aussi. Ceux que les éleveurs caressent pour leurs poulains. Les rêves de victoire des drivers. Ou la quête du ticket gagnant pour les parieurs. Mais au fond, tout cela ne fait qu’un : le cheval et la passion qu’il suscite. Au-delà parfois de la raison. Au-delà du réel en tout cas. Tant cet univers insolite au cœur même de la Côte d’Azur, à un jet de pierre de ses plages, est improbable.
Source: Nice Matin

























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