Affaire Woerth: le maire de Compiegne se range du cote de Woerth.

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Le sénateur maire de Compiègne estime que la vente de l’hippodrome par Eric Woerth s’est déroulée dans les règles et à un prix “assez élevé”.

“C’est une critique totalement idiote qui ne tient pas trois secondes.” Pour Philippe Marini, sénateur maire UMP de Compiègne (Oise), il n’y a pas de nouvelle affaire Woerth autour de la vente d’une parcelle de la forêt de sa commune.

Le Canard enchaîné de mercredi accuse Eric Woerth, lorsqu’il était ministre du Budget, d’avoir “bradé” la parcelle de 53 hectares - qui abrite un hippodrome et un golf- “à une société amie”, la Société des Courses de Compiègne, locatrice des lieux.

Pas de concurrence possible

“Elle (la Société des champs de courses) a accepté l’évaluation du domaine, qui est 2,5 millions d’euros, ce que je trouve pour ma part assez élevé pour un site dont on bénéficie déjà”, a déclaré Philippe Marini, selon lequel cette société s’est même montrée “très généreuse”.

Le journal satirique affirme que la transaction s’est faite “de gré à gré, sans enchères, ni appel d’offres”.

“Il n’y a aucune concurrence possible”, prétend de son côté le maire de Compiègne, soulignant que le site est classé et ne peut en conséquent servir que comme hippodrome. La société en question “était à mon avis le seul preneur qui pouvait se manifester”.

“Il eut été absurde, et au surplus moralement inacceptable, d’aller chercher l’émir arabe le plus riche pour faire une proposition invraisemblable”, a ajouté le sénateur-maire, d’habitude soucieux de l’état des finances publiques en tant que rapporteur général u Budget au Sénat.

2,5 millions pour un trou?

Pourquoi ne pas chercher un acteur extérieur si cela peut rapporter plus d’argent à l’Etat? “Parce que la ville de Compiègne tient à sa société des courses et au maintien de l’exploitation de l’hippodrome, qui est une belle entreprise locale, dans les conditions actuelles”, indique le maire.

“Toutes les questions juridiques ont à mon avis été correctement éclairées et traitées”, estime-t-il.

Si la Société des Courses de Compiègne, locataire depuis les années 1890 (45 000 euros annuels), a décidé d’acheter cette parcelle maintenant, c’est “pour bénéficier (..) de plus de pérennité et pour pouvoir réaliser leur projet sans entrave autre que les règles de l’urbanisme”, estime Philippe Marini, évoquant notamment les “procédures administratives lentes, lourdes et pesantes, notamment de la part de l’Office national des forêts”.

Quant au droit de préemption évoqué par le Canard enchaîné, auquel le maire de Compiègne a renoncé fin 2009, M. Marini dément qu’il s’agisse d’une “affaire en or” ratée.

“Est-ce que vous croyez que j’ai 2,5 millions d’euros pour les mettre dans un trou?”, demande-t-il.

Enfin, Philippe Marini précise que le président de la Société des Courses, Antoine Gilibert, décrit par l’hebdomadaire comme un “familier” du ministre du Travail, qui est aussi maire de Chantilly (Oise), “ne (lui) paraît pas du tout avoir des relations personnelles, ni avec Eric Woerth ni avec son épouse”.

Florence Woerth, qui gérait une partie du patrimoine de Liliane Bettencourt au sein de la société Clymène, a également fondé une écruie de courses hippiques, baptisée Dam’s.

Source: l express

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